Trimballeurs

Tengo los lagos, tengo los ríos,
tengo mis dientes pa’ cuando me sonrío,
la nieve que maquilla mis montañas,
tengo el sol que me saca y la lluvia que me baña

Un desierto embriagado con peyote
Un trago de pulque para cantar con los coyotes .
Todo lo que necesito,
Tengo a mis pulmones respirando azul clarito
La altura que sofoca,
Soy las muelas de mi boca, mascando coca

El otoño con sus hojas desmayadas
Los versos escritos bajo la noches estrellada
Una viña repleta de uvas
Un cañaveral bajo el sol en Cuba

Soy el mar Caribe que vigila las casitas
Haciendo rituales de agua bendita
El viento que peina mi cabellos
Soy, todos los santos que cuelgan de mi cuello
El jugo de mi lucha no es artificial
Porque el abono de mi tierra es natural

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Calle 13, Latinoamérica, 2011

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Par José Narvaez

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Trimballeurs :
sachez que j’appartiens a la maison détruite des peuples.
Je descends de vos trimballeurs d’or
je descends des trimballeurs de villes,
je cherche sans cesse une demeure auprès des miens oui
ces miens sans demeure…
regarde mon ami(e) :
nous appartenons à cette terre
déracinée de l’attachement aux plantes; aux animaux;
à cette sagesse ancienne
égarée dans la modernité et dans l’urbanisme en chaîne.
Tout ceci fait malgré nous partie du processus.
Voici notre nouvelle identité personnelle qui se développe ;
accumulation de l’expérience: tu es un dédale.

Il nous faut absolument apprendre à repenser par nous-mêmes.

Trimballeurs:
depuis la mort, regardez votre reflet dans ce miroir tronqué:

regardez ce fruit que vous avez laissé, pourrir de main en main ,
sachez qu’un jour il redeviendra
un fruit du monde
sachez que nous aurons le courage de guérir
nous sommes ce nouvel entonnoir
par le monde prévu à cet effet.

Regardons nous, républiques de 500 ans!
Enfants rebelles des politiques de mort!
Comment?
Vous vous fâchez que nous n’acceptons pas ce nouveau bâton?

Trimballeurs: sachez que
nous sommes là pour contrer les résultats de ces tests pratiqués
nous sommes les fruits rebelles de votre machine intellectuelle
nous sommes encore les enfants de ce brassage
et le sol l’air chaque élément atmosphérique
nous rappelle à l’ordre
nous sommes le lien des mondes qui se placèrent en conflit
et nous guérissons ce conflit en nous-mêmes,
à l’intérieur, plus loin des échanges commerciaux et des guerres humaines qui font ce monde globalisé;
on en devient fou bien trop souvent
on se défonce
parce que s’en foutre c’est aussi une façon de soulager le poids
de cette énergie dense et vieille
mais s’en foutre c’est ignorer
tout ce cirque des ans
c’est guérir pour de faux
mais envisager tout ça c’est un choc
ça te saute à la gueule comme une multitude de rides soudaines
de l’histoire;
heureusement
le sol l’air chaque élément atmosphérique
nous rappelle à l’ordre
alors
nous avons plus que jamais
besoin de nous asseoir
et de nous mettre à méditer à tout ça pour réussir à
trouver en nous le point de fusion
du colon du natif du métisse de l’assimilé
nous avons de plus en plus de clés à portée de cœur
des clés d’amour de renouveau des clés de tendresse

regarde-nous, mon ami, nous sommes encore les garants de cette purge
générationnelle
dans cette ère inédite nous sommes les garants de ces voyages entrepris
afin de faire enfin le constat de notre humanité
nous n’avons pas peur
nous sommes là venus faire cette purge
cette histoire prendra encore tellement de temps…..
mais mon ami(e):

il faut juste que tout ça sorte, ouais, que ça éclate
comme l’honnêteté au milieu d’un atroce mensonge
je me dresse en moi pour ne pas rougir de ma transparence ;
de mon intégrité ;

car quelque chose me veut d’une autre sorte

mais il faut que ça éclate comme une grosse pluie soudaine,
toutes ces paroles ravalées il faudra bien qu’elles soient!

Regardons-nous, républiques de 500 ans!
Enfants rebelles des politiques de mort!
Comment?
QUOI?
vous vous fâchez que nous n’acceptions pas ce nouveau bâton?

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Petite chanson qui peut aller avec ce poème (faut activer les sous-titres, pour les francophones):

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