Le labyrinthe fait peau neuve

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C215, 2012

Mais, dit alors le maire en coupant son récit comme si l’ardeur du discours l’avait entraîné trop loin ou tout au moins qu’il fût possible qu’elle l’eût fait, cette histoire ne vous ennuie-t-elle pas ?

– Non, dit K., elle m’amuse.

– Je ne vous la raconte pas pour votre amusement.

– Elle ne m’amuse qu’en ceci, dit K., qu’elle me donne un aperçu de la ridicule confusion qui peut en certaines circonstances décider de l’existence d’un homme.

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Franz Kafka, Le Château, 1926, chapitre V.

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J’avais en rentrant au Rectorat de Paris, siège de l’Éducation nationale, le même dégoût que pour la préfecture de Bobigny et son service de l’immigration. Mon estomac se fermait et le café brûlait à l’intérieur, j’avais des haut-le-cœur. Je savais que je devais prendre mon mal en patience et que ma venue n’était pas équivalente à l’obtention d’une solution au problème qui m’y conduisait.
Je regrettais souvent avoir lu Kafka et compris  l’absurde qui flottait dans l’ambiance et pour lequel tout le monde était d’accord, du gardien au recteur, en passant par toutes les hiérarchies. La compréhension ne faisait qu’augmenter la frustration, mais les lectures étaient faites.
Cela faisait sept ans que je fréquentais ce bâtiment grisâtre de l’avenue Gambetta. Ce n’est que vers la cinquième année que j’ai trouvé l’interlocutrice qui était chargée de suivre mon dossier. Elle  siégeait au cinquième étage, au bureau 505, sur l’une des droites des hexagones qui se rejoignaient aux ascenseurs. Cette droite était le siège de la Division du Personnel numéro 5.
Les cinq premières années, avant de rencontrer madame Florès, les retards dans ma paie étaient non seulement fréquents, mais systématiques, souvent se réduisant à deux paies par an. La première fois qu’elle m’a reçu était la fin d’une balade sur trois étages et deux jours de boulot perdus à cause des allées au Rectorat. Dans ces situations, où tu n’attends vraiment plus une réponse, mais tu dois continuer parce que tu as besoin d’argent pour compléter le mois, continuer, et te maîtriser alors que ta nourriture en dépend, parce que les fonctionnaires sont susceptibles et, comme on dit en espagnol pour les jeux, et c’était un jeu cet absurde, ces histoires de paie, « El que se enoja pierde » : celui qui se fâche, perd.
J’ai épelé mon nom. Quand elle a vu la liste des cinq établissements où je travaillais comme surveillant et prof, et encore elle ne savait qu’il y en avait un sixième, dont seulement l’un d’eux me payait à la fin du mois, elle a décidé de regarder les détails que personne n’avait voulu regarder les années précédentes. J’étais un galérien à cause mon statut d’étudiant étranger et il fallait qu’on me paye tout de suite. Elle ne m’a pas posé trop de questions, elle est allée jeter un œil à mon dossier administratif physique et a fini par un « étudiant étranger, n’est-ce pas ? La loi est dure avec vous. », sans s’attendre à une réponse de ma part.
Elle a fait un clic avec le bouton droit et ma paye tant attendue est arrivée à la fin du mois. Ce bonheur a duré une année. À la rentrée d’après, elle avait été mutée et son bureau était vide et sans remplaçant jusqu’à nouvel ordre, selon le document accroché à sa porte. J’ai su immédiatement que l’année serait difficile. Vers le milieu de l’année, la remplaçante est arrivée et elle ne posait pas trop de questions non plus. Elle n’était autant à l’écoute que madame Florès mais elle ne semblait pas aigrie par son boulot. Cordiale, mais sans confiance, comme on dit.
Pour des raisons migratoires concernant des bureaux impossibles à attendre, je n’avais pas de papiers depuis le début de l’année, et on était déjà au mois d’avril. Je travaillais comme professeur depuis le mois de novembre mais je n’avais pas pu demander ma paie car il fallait remplir un dossier et, entre autres documents à fournir, on me demandait ma pièce d’identité. Normal. Sauf que si j’avais rendu ce dossier avant le renouvellement de mes papiers, on se serait rendu compte que je n’avais pas de documents valables, et on aurait pu me virer de tous les boulots. Après tout, je ne travaillais que pour l’Éducation nationale. Les trois autres boulots, je les avais eus au début de l’année, quand mes papiers étaient encore valables et on ne regardait pas de près ce genre de détails entre des tonnes de dossiers.
Pourquoi je n’avais pas de papiers ? Parce que le temps entre la demande de rendez-vous par le seul moyen de communication avec la préfecture la plus grande du quatre-vingt-treize était un formulaire qui ne respectait les délais promis et renvoyait les rendez-vous demandés deux mois à l’avance, deux ou trois mois après la date d’expiration.
Non, impossible de se rendre sur place sans un rendez-vous, au cas où certains auraient cru à cette possibilité. L’on est directement viré. On peut, tout au plus, poser une question au guichet destiné aux personnes sans rendez-vous, mais on ne sera certainement pas reçu pour un dépôt de dossier, et il faut attendre entre trois et cinq heures pour l’atteindre, ce maudit guichet.
C’est pour ça que je répondais à la va vite aux deux chefs d’établissement qui me demandaient de ne pas oublier mon dossier : « Oui, oui, j’y penserai » . Je savais que la situation ne pouvait pas durer. L’un d’eux m’avait déjà demandé de le fournir au plus vite, au défaut de quoi, il ne m’autoriserait plus à faire mon cours.
Ma situation migratoire avait changé entre-temps et je devais enfin changer de visa pour travailler normalement, mais la préfecture a décidé qu’il fallait encore un an à l’épreuve. Les raisons sont de trop, ils ont toujours les bonnes réponses. J’ai au moins régularisé mon séjour en France et j’avais cessé d’être un professeur sans papiers. Quel exemple suis-je sinon en travaillant avec d’autres immigrés. Ils perdraient l’espoir s’ils l’apprenaient, prof oui, mais aussi immigré, à quoi bon cette aide, si cela veut dire qu’il n’y a pas vraiment d’issue, si les personnes qu’on prend pour éduquer d’autres gens, n’ont pas non plus de papiers, n’ont pas pas fini d’entrer, malgré la responsabilité qu’on leur cède, à quoi bon autant d’efforts, penseraient-ils. Et dans un État d’urgence, je m’imaginais en train de me faire arrêter en pleine sortie scolaire. Je préférais ne pas passer par ça et j’avais déjà un papier pour le présenter au Rectorat et obtenir ma paie.
J’ai déposé les deux dossiers dans les établissements respectifs pour qu’ils soient signés par les chefs pour être ensuite envoyés au Rectorat. Oui, par voie postale, on est en France.
Je savais, sans comprendre pour autant, que mon dossier, envoyé à la mi-avril avec tous les autographes et les photocopies, me permettrait d’avoir ma paie fin juin, pas avant. Cependant une petite lueur d’espoir a brillé à l’entente de ces mots de l’une des secrétaires : « Le dossier est complet, il y a une permanence la première semaine des vacances. Si vous voulez être payé plus vite, vous pouvez l’emmener vous-même. Par contre, vérifiez si le service où vous allez est encore sur l’ancien site ou s’il a déménagé au nouveau bâtiment, le numéro est sur l’affiche devant vous».
Je l’ai remercié de sa prévoyance altruiste et j’ai rembarqué mon dossier. J’ai noté le numéro et l’ai composé à peine sorti de son bureau. L’affiche marquait « Le Rectorat de Paris déménage. Si vous devez vous rendre sur place, vérifiez par téléphone l’emplacement du service »
J’ai trouvé cela pratique, mais en composant le numéro j’ai eu cette réponse automatique : « Rectorat de Paris, bonjour. Nous services vous accueillent du lundi au vendredi de neuf heures à midi trente et l’après-midi sur rendez-vous. N’hésitez pas à consulter notre site internet https://www.ac-paris.fr. Nous vous remercions de votre appel, à bientôt. »
Quand je me suis rendu sur le site du rectorat pour savoir si le bureau 505 existait encore, à l’intérieur duquel se trouvait madame Hennequin, moins souriante que madame Florès, certes, mais toute aussi efficace. Je ne demandais finalement que ça et j’aurais été content de la retrouver dans n’importe quel bureau de la ville, à Paris ou en banlieue, pourvu qu’on me paye. Je me disais aussi en espagnol «Más vale malo por conocido que bueno por conocer » : mieux vaut un méchant connu qu’on bon à connaître. Au moins pour ce genre de circonstances où une personne peut décider sur la vie d’une autre.
Le site du rectorat dédiait une rubrique sur la page d’accueil pour les informations concernant le déménagement : « Du 29 mars au 18 avril, les services de l’académie de Paris emménagent dans leurs nouveaux locaux. Si vous devez vous rendre sur place durant cette période, le 01.44.62.40.40 vous permettra de vérifier sur lequel des deux sites se trouve le service académique concerné. Pour toutes demandes, ils restent accessibles par courriel, leurs coordonnées restent inchangées »
J’avais le courriel de madame Hennequin, mais cette fois-ci et bien malgré moi, car j’aurais préféré les scanner et les lui envoyer par ce moyen, je devais la voir.
J’aurais pu lui envoyer un courriel pour retracer sa nouvelle géolocalisation. Cependant, bien qu’elle réponde toujours, elle met au moins une semaine et l’idée de base était de remettre le dossier au plus vite pour gratter un mois à l’administration pachydermique.
Il ne me restait alors qu’à choisir mon labyrinthe. Soit je continuais à chercher à connaître la réponse grâce aux satellites ; soit je me rendais aux deux bâtiments si nécessaire. J’ai décidé de commencer par le plus neuf, après tout il faudrait que je m’y rende une fois le changement d’adresse conclu.
La nouvelle adresse était dans un arrondissement voisin, pas très loin de l’ancienne, au pied d’un arrêt de tramway à côté de la Porte de Pantin. Il s’agissait d’un bâtiment flambant neuf et high-tech. À l’entrée j’ai reconnu les gardiens. Je suis arrivé à l’accueil qui ressemblait plutôt à un espace conçu pour arriver en costard cravate, excessivement lumineux. Trois personnes attendaient avant moi et la secrétaire semblait un peu débordée. Elle demandait le service et la personne recherchée, pour la comparer à un tableau à deux entrées où figuraient l’ancien et le nouveau numéro de bureau. Cela devait être, plus que compliqué, énervant au bout d’une centaine de répétitions. S’en suivait la demande la pièce d’identité qui était placée dans une enveloppe sur lequel on écrivait le numéro de téléphone, en cas d’oubli, et  une contremarque était remise au visiteur.
Quand ça a été à mon tour, la dame a pris une gorgée de café, regardé sa montre, puis répété l’opération avec moi. Je devais me rendre au bureau 2116, selon le tableau. Dans le hall, des ouvriers de la construction allaient et venaient. La moitié des personnes qu’y circulait travaillait encore dans le chantier. Des câbles et des matériaux étaient disséminés partout. Le bâtiment n’était visiblement pas fini. L’ascenseur était encore enveloppé à moitié avec du carton. Pour accéder au bouton d’appel, il y avait un trou. À l’intérieur, le carton couvrait aussi la moitié de la hauteur. Je me suis senti dans un nouveau jouet qu’un enfant trop pressé de passer au cadeau suivant aurait laissé à moitié ouvert. Au deuxième étage, les numéros des bureaux ne suivaient pas une organisation hexagonale et ascendante comme dans l’ancien bâtiment. Je me suis perdu, j’ai demandé mon chemin, l’ai reperdu, j’ai refait un tour jusqu’au point de départ. Quand j’ai été proche du 2116, je me suis dit que la personne ne serait pas là, histoire de ne pas être déçu après. Mais elle était là, madame Hennequin.
Elle partageait à présent son bureau avec une autre dame. Elle était aussi sobre que d’habitude. Cela faisait six mois qu’on ne se voyait pas et elle avait déjà oublié mon visage. Comment la blâmer. Cependant, comme cette année j’avais des heures de vacataire et non pas de contractuel, ce n’était plus elle qui devait recevoir mon dossier, mais la division chargée des non-titulaires, comme elle, mais sans contrat fixe ni vacances payées ni salaire identique tous les mois, c’est-à-dire, a-t-elle résumé, « les non-titulaires, non-contractuels ».
Elle m’a donné le nom et la localisation approximative de la personne chargée de ce service : « entre le 1013 et le 1016 ». Je suis sorti de son bureau, j’ai tourné à droite et j’ai trouvé un ascenseur. Il ne ressemblait pas au premier mais il avait aussi un bouton avec le chiffre un, là où je voulais aller.
À la sortie, je me suis retrouvé entre deux cloisons en verre, avec une porte chacune. L’une d’elles donnait sur une terrasse au bout de laquelle il y avait une autre cloison avec une porte équivalente. L’autre menait vers une grande salle qui abriterait des bureaux cloisonnés, mais qu’à ce moment n’était que moquette, câbles éventrés, poussière et murs vides. La porte était ouverte. D’habitude je serais rentré explorer, mais il était midi et, comme l’annonçait le répondeur automatique, le Rectorat fermait à midi trente et sur les horaires, pas avec les délais, mais avec les horaires, ils sont très pointus.
Il fallait trouver une autre issue. Une troisième porte menait vers un escalier qui sentait encore la peinture fraîche. J’ai eu un souvenir de la première fois que j’ai mis les pieds chez ma mère, dans sa nouvelle maison, au retour du premier voyage en France. Tout était propre et neuf. J’ai atteint le hall d’entrée et j’ai repris le premier ascenseur à moitié emballé. Au moins il m’avait mené vers des bureaux, pas comme l’autre qui ne servait qu’à faire des blagues kafkiennes. J’ai appuyé encore sur le chiffre un. Les boutons des étages avaient aussi dû être libérés du carton au cutter. Ce faisant on avait rayé les contours. Je pouvais presque voir le chef de chantier crier « On s’en fout, on le rend aujourd’hui, il n’y a plus le temps, découpe juste là où il y a les boutons pour que les gens montent et descendent ».
La porte de l’ascenseur s’est ouverte et cette fois-ci il y avait des bureaux. Je me suis à nouveau perdu dans le manque de suite des chiffres qui bifurquaient en suivant une logique que je n’arrivais pas encore à décoder. En me perdant, j’ai trouvé le bureau de madame Vilatte. J’ai toqué et une voix du bureau d’en face a répondu : « Il n’y a plus personne, revenez demain ».
J’ai profité pour exposer brièvement mon cas à la voix à travers la vitre. J’ai toqué ensuite, parfois on fait les choses dans le désordre. J’ai réexpliqué mon cas et demandé s’il n’y avait pas quelqu’un du même service pour prendre mon dossier. Il a été aimable, et m’a dit que ce n’était pas lui mais que, avec un peu de chance, sa chef serait deux bureaux plus loin.
Je l’ai remercié et me suis dirigé vers le bureau de la chef. J’ai toqué en premier, cette fois-ci. On m’a demandé d’entrer. Trois femmes se trouvaient autour d’un bureau. J’ai demandé pour la chef. Celle du milieu et qui avait le meilleur siège m’a demandé de lui expliquer mon cas. Face à une nouvelle interlocutrice, au sein de la même institution, ma situation de polyvalence était difficile à expliquer. J’ai répondu aux questions sans trop d’envie.
La chef m’a d’abord reproché de faire sur place une procédure qui se fait par voie postale. Je n’ai pas précisé que la secrétaire m’avait conseillé d’aller sur place. Quand j’étais contractuel on me traitait comme une personne, mais en tant que vacataire, on était le bout de la chaîne, un bouche-trou, alors que le travail est le même. Ce genre de choses que seules les personnes qui croient à la hiérarchie entre les êtres humains par décret administratif, au lieu de par ce qu’ils font pour la société, les naïfs avares qui croient avoir grandi dans une échelle artificielle et qui délaissent ceux qu’ils perçoivent comme étant inférieurs à eux, parce que fragiles dans le système.
Heureusement, j’ai déjà croisé des gens comme elle, et je préfère tracer ma route et réessayer par une autre voie.
« La question est que je suis déjà là, et je vous demande juste si c’est à ce service que je dois m’adresser, ou l’établissement éventuellement. Si ce n’est pas ici que mon dossier doit être déposé, juste dites-le moi, je continuerai à demander et je vous laisse continuer votre travail »
Les deux dames qui étaient présentes ont rigolé. Ce n’était pas le but, mais mieux vaut ça que quelqu’un qui tire la gueule.
Avant de répondre, la chef a feuilleté mon dossier et a attiré l’attention de ses collègues pour dire :
« N’importe quoi, les gens font les choses de travers. On ne doit pas se rendre sur place, et regardez, la fiche de renseignements est encore celle de 2013 »
« Bon écoutez, si c’est à madame Vilatte qu’il faut remettre le dossier et qu’elle vient demain, je reviendrai »
« Non, vous ne revenez pas.
« Ou je l’envoie par la poste, ou le lycée le fera. Donnez le-moi.
« Non, ce n’est pas la peine, je le lui remettrai.
« Et comment je saurai qu’elle l’a reçu ?
À cette question elle m’a lancé un regard de « tu me casses les pieds, quelle question ! ». J’ai essayé de répondre avec un regard qui voulait dire « je sais où est ton bureau, et je viendrai me plaindre ».
Je crois qu’elle a compris, parce qu’elle a fini par dire : « Ne vous inquiétez pas, et ce n’est pas la peine que vous reveniez. Nous allons le saisir demain, ouvrir vos heures et, à la rentrée des vacances, les établissements feront la déclaration. Ça sera pour fin juin, s’ils font tout à temps »
Je n’avais donc rien gagné en y allant, mise à part me faire engueuler, me perdre, m’énerver et confirmer la précarité de ma situation et me frustrer pendant les vacances sans thune. Heureusement, les amis étaient de passage à la maison pour s’indigner avec moi, en attendant la paye.
Quand un labyrinthe fait peau neuve, les démons ressurgissent et rugissent, mais cette fois-ci je ne les combattrai pas, je ne travaillerai à présent que pour ces employeurs qui payent tous les mois. Adieu l’Éducation nationale, je lâche l’affaire, je m’en vais le cœur net, comme un vieux en paix avec son passé pendant une balade d’été. J’ai fait mon taf, parfois en me traînant,  faute de paye, mais toujours avec la même passion ; j’ai transmis le peu que je sais, et je n’ai pas eu peur de me mouiller dans les plus dures réalités, mais, le loyer c’est tous les mois. Bonne chance, déménager un monstre ne doit pas être une tâche facile, mais cela ne me concerne plus, c’est déjà assez dur d’être un immigré. Un mal à la fois, sinon il n’y a plus le temps de participer à la réparation de ce qui est tordu, avec son petit grain de sel, au quotidien, tout en gagnant un salaire digne. Parce que s’il faut avoir affaire à des monstres, je préfère ceux de  Theo Jansen que je mettais en marche à la Cité des sciences. Au moins les siens je savais les manier et surtout les réparer. Et il paye autant et tous les mois. Le luxe.

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