Chat qu’un sa flaque

Ma chatte et moi, on est pareil:

elle a sa gamelle pleine d’eau

mais elle préfère quand même

la flaque qui stagne sur la terrasse,

et sortir par la fenêtre,

et moi les bières sur le trottoir,

voir les gens qui passent;

et aucun n’a tort,

et on est d’accord:

le luxe, c’est pour les beaufs,

et la classe, pour ceux qui vivent,

où qu’ils soient

et tels qu’ils sont.

C’est elle qui me l’a appris.

La flaque, c’est dans la tête,

l’abondance:

avoir ce qu’on a,

et en être satisfait,

tel qu’on l’avait imaginé:

de la simplicité,

voilà ce qui est

à portée de patte,

en claquant des doigts;

la forme qu’on a choisie,

avant, un songe,

qui éclot;

du sur mesure

de l’instant,

coquelicot,

d’un tout venu d’un rien,

sur un banc,

jardin,

ou à même le sol,

ou à même la rue,

tournesols,

où y en a même pour les potes

et les mendiants,

comme si de rien n’était;

ni tôt ni tard,

ni tort ni raison,

là,

avec soi,

sans camouflage,

ce florilège.

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