Mi familia olvidada por mucho tiempo

Por JOSÉ NARVAEZ

« El amor se aprende, dedicado a todas esas almas espléndidas,

garantes de la expurgación de los traumas guardados, desde antes de la época de los escribas;

a todos aquellos que no saben bien qué hacer, a aquellos que sueñan, que se rezagan, que imaginan,

a todas esas almas bonitas que luchan por éste nuevo mundo, y que dedican su vida a ello.

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José retratado el año pasado antes de repartir

José retratado el año pasado antes de repartir

Ustedes son mi familia olvidada por mucho tiempo

Grupo, oh, compañeros

que vinieron a aclarar las cosas

con la frescura del río.

Mis amigos movimiento,

llegan de allá

donde no se sabe qué hacer con las formas

Mis amigos de amigos

nos conocemos ya todos :

y es que nuestros cuerpos buscan el mismo sendero.

Amigos míos,

oh, piezas de este rompecabezas gigante,

creadores, a cada segundo, de una visión nueva,

micrones,

oscilaciones de la gran serpiente

cósmica

Ustedes poseen el hambre de los animales y el sueño de los ángeles

oh, gran motivación común ;

Ustedes son mi familia olvidada por mucho tiempo.

Este tiempo pasado con ustedes es una bendición ;

están por todas partes,

semillas que se guardan en la granja,

gran familia de neo-piratas,

electores de lo otro,

rezagados, elogio al tiempo que nos tomamos

en el mundo que va demasiado rápido.

Ustedes son mi familia olvidada por mucho tiempo

de un otro allá

donde no se saben hacer formas

(reconozco esos rostros)

Rostro de toda la gente

con cimientos de integridad

Rostro de toda la gente

exenta de todo juicio.

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Ma famille longtemps oubliée

Par JOSÉ NARVAEZ

« l’amour s’apprend, dédicace a toutes ces âmes splendides

garants de l’expurgation de traumas stockés depuis bien avant l’époque des scribes;

à ceux qui ne savent pas trop quoi faire, à ceux qui rêvent, traînent, qui imaginent,

à toutes ces belles âmes qui luttent pour ce nouveau monde, à tout ce à quoi elles se destinent »

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Foto: Alejandro Molina

Vous êtes ma famille longtemps oubliée.

Groupe, oh compagnons

venus tirer les choses au clair

à la fraîcheur de la rivière

mes amis mouvement

vous arrivez de là bas

où on ne sait que faire des formes

mes amis d’amis

nous nous connaissons déjà tous :

c’est que nos corps recherchent le même sentier.

Mes amis ,

oh pièces d’un géant puzzle

créateurs en chaque seconde d’une vision nouvelle,

microns,

oscillations du grand serpent

cosmique

vous possédez la faim des bêtes et le sommeil des anges

oh grande motivation commune;

vous êtes ma famille longtemps oubliée.

Ce temps passé avec vous c’est une bénédiction

vous êtes partout

engrais que l’on partage

semis que l’on engrange

grande famille néo-pirates

décideurs de l’autrement

traînards, éloge faite au temps qu’on prend

dans le monde qui va trop vite . Lire la suite

énième suicide sur papier

Par José Narvaez*

Assis

J’ausculte mon cœur dans la purge qui le fait cracher

L’ANGOISSE

Je pense à ma propre fin. Sérieusement. Je me rends compte
qu’aussi vrai que j’envisage mon existence,
il se pourrait que je sache un jour que,
finalement, la seule véridique attente qu’on puisse avoir,
peut-être,
va être comblée.

Je comprends alors un peu mieux les gens qui,
dans l’espoir de se prendre en main
entièrement,
se mettent en scène la mort qu’ils voudraient ;
le plus gros des caprices.

(il y a des moments tellement heureux que je me dis que je pourrais y mourir)

Je suis sûr qu’ils existent. Lire la suite