Trois veilleurs des nuit à une non-heure

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Rufino Tamayo, la gran galaxia, 1978

S’il y a, comme le dit Marc Augé, des non-lieux, les personnes qui travaillent pendant la nuit dans les services savent qu’il y a des non-heures. Entre le dernier client et le camion poubelle. Cela n’arrivait pas toujours, mais certaines fois je regardais le panneau où s’accrochaient les clés et il était vide. C’est alors que je pouvais sortir fumer une clope sur les marches de l’entrée de l’hôtel sans être interpellé, regarder le temps passer, dans l’immobilité de cette petite rue du quartier de l’Opéra. En sourdine ce bruit gris d’une ville qui dormais majoritairement, alors que j’étais débout, habillé en noir de la tête aux pieds pendant l’été.

C’est pendant une non-heure qu’un homme noir autour de la trentaine s’est approché de l’entrée.

– Bonsoir.

– Bonsoir.

– Par hasard, on ne cherche pas des veilleurs de nuit ?

– Non, désolé, on est complet pour l’instant, lui ai-je répondu et je me suis rappelé à sa place,  peu de temps auparavant, on est désespérés, on demande à tout le monde et on est prêt à tout faire.

J’aurais voulu lui dire « tiens mon poste, j’en veux plus, c’est trop dur! », mais je n’avais pas encore pu trouver un boulot aux horaires diurnes. Lire la suite

El hotel no está lleno, ¡perfecto!

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Nighthawks, Edward Hopper, 1942

Más de uno ha llegado a una ciudad a una hora tardía, después de un largo viaje por cualquier vía, y sin hotel. Más de uno habrá sentido el alivio de saber que no habrá que volver a atravezar el umbral y que se podrá destripar la valija y tomar una ducha. De vacaciones o por el trabajo, siempre es un gusto encontrar una cama.

La diferencia entre todas esas personas y el señor Fourmond, es que él era de la empresa, y debería alegrarse de lo contrario, pero ciertas circunstancias lo hacen celebrar con una ligera sonrisa retenida, al tiempo que pide su llave de aquel hotel parisino tres estrellas, cerca de la Opera Garnier y del boulevard de las Galeries Laffayette. Los japoneses adoran ir a gastar sumas astronómicas por el barrio y alojarse con nosotros, como El señor Fourmond.

Además de ser empleado directivo es también amigo de la directora general, con quien concluyó un acuerdo que lo autoriza a alojarse gratuitamente cuando el hotel no está lleno, y a pagar ciento cincuenta y nuevo euros cuando lo está, cualquiera que sea la categoría de habitación disponible al momento de su reserva.

Mi colega del turno vespertino, Nicole, tiene una cierta aversión por él. Es justo esa sonrisa lo que la perturba. Lire la suite